Aujourd’hui, je m’en excuse par avance si ce n’est pas ce que vous venez chercher sur mon blog,
je vais aborder un sujet un peu sérieux.
La réforme de l’Etat est en marche. Le but (louable): faire des économies. Le moyen (pas idiot en
soi) : réduire le nombre de fonctionnaires en ne remplaçant pas tous les départs à la retraite et en opérant d’inévitables restructurations des services.
Ça, c’est le contexte général. Il faut rajouter à ça quelques problèmes financiers au niveau local et vous
obtenez… une belle panique à bord.
Au boulot, tout le monde en parle. (Non, je ne bosse pas à la télé, pourquoi ?). Les rumeurs
alarmistes vont bon train. Certains s’imaginent déjà pointer au chômage…
Alors, bien sûr il va y avoir du changement. Mais est-ce que tout changement est forcément
négatif ?
D'un côté, je trouve que le changement et la restructuration sont nécessaires car on se rend bien compte
que l'Etat à multiplier ses services au niveau local et qu'il est fréquent que plusieurs d’entre eux aient les mêmes compétences, ce qui rend les choses incompréhensibles pour
l'usager.
Il faut savoir aussi que la gestion du personnel administratif de la fonction publique a été faite
n'importe comment depuis des années. On se retrouve donc aujourd'hui avec des aberrations : ce n'est pas normal par exemple que certains fonctionnaires aient à peine de quoi occuper leur
journée de travail (non non, je ne parle pas de moi…). Je ne suis pas contre le fait de ne pas remplacer tous les départs en retraite.
Par contre, il faut que ces mesures, qui sont avant tout budgétaires, soient accompagnées d'une véritable
restructuration des services, d'une vraie réflexion sur qui fait quoi et comment. Ce qui semble faire défaut pour le moment.
Voilà… le souci, c’est que non seulement il n'y a pas de vision d'ensemble mais il n'y a pas non plus
d'anticipation, de prévision, de véritable pensée d'organisation. Et cette énorme carence risque d’aboutir à des disfonctionnements qui auraient pu être évités. Comme souvent, les choses vont
être faites dans la précipitation. Les agents vont être mis devant le fait accompli. Alors que quelques réunions de coordination, voire de simple information auprès des fonctionnaires, ne
sont quand même pas bien difficiles à mettre en place, surtout pour une administration qui a la réunionite !
Les agents souffrent donc aujourd’hui d’un manque d’information de la part de leur administration. C’est ce
qui explique deux types de comportement que l’on peut observer en ce moment au bureau. Il y a ceux qui crient au loup et ceux qui font l'autruche en se disant que jusque là ça
va, que tout va bien se passer, que rien ne changera, car les prèf sont immuables…
Par contre, ce qui me dérange plus dans ce mouvement de restructuration et d’économie, c'est que celles-ci
ne soient faites que sur le dos des fonctionnaires. On se retrouve presque dans la même configuration qu'une entreprise privée qui licencie ses employés pour permettre à ses actionnaires de faire
encore plus de bénéfice. Sauf qu'ici, il ne s'agit pas de bénéfice des actionnaires, mais de privilèges des pontes (sort de mon corps petit communiste !). Et si on commençait par réduire de
moitié les frais de réception des représentants de l’Etat ? Et si on les obligeait à prendre le train au lieu de l'avion ? Il y a là aussi, de grosses sources d'économie à faire, mais je
doute que le gouvernement y touche de sitôt.
Et ce qui me déplait dans cette politique de "changement" c'est qu'elle est tout à fait à l'image de notre
gouvernement qui demande aux français de se serrer la ceinture pendant que nos ministres, secrétaires d'états et notre très cher Tsar, se payent des orgies et se vautrent dans un luxe
irrespectueux.
Affaire à suivre donc…
vous dites ?