Ce week-end, mon homme et moi avons travaillé pour les candidats à la présidence. Nous avons mis sous plis les professions de foie des douze prétendants au trône de France. Pas aussi facile que ce qu’on s’était imaginé… nous sommes complètement sur les rotules ce soir. Il faut dire que nous avons été gourmands. Sachant que nous étions rémunéré à l’enveloppe, nous nous sommes engagé à en faire 1500…
Je n’étais plus habituée à travailler à un rythme pareil, je crois que même mes pires journées d’usine ne m’ont pas imposée une cadence pareille. Et ce n’est pas à la préfecture que j’aurais pu retrouver une quantité de boulot de ce genre !
Enfin, comme disait mon collègue de bureau : « heureusement qu’on aura toute la semaine pour se reposer… »
Ce matin, retour au travail. Les vacances passent toujours beaucoup trop vite. J’ouvre ma boite mail : 44 mails. Des conneries pour la plupart et puis quelques consignes de la chef, que j’ai lu en dernier bien sûr !
J’avais oublié de prévenir ma chef qu’aujourd’hui et demain je suis en « visite guidée » de la préfecture. Les nouveaux arrivants à la prèf ont toujours le droit à cette visite des locaux. On passe dans chaque service, chaque directeur nous fait son laïus sur les tâches de ses bureaux et puis ça permet également d’apprendre à se repérer dans les dédales de couloirs de la pref. Comme c’est un ancien bâtiment il a fallu réadapter plusieurs fois l’intérieur aux besoins d’espaces etc. et du coup, c’est un vrai labyrinthe. Il y a des entresols des escaliers partout qui ne te mènent pas aux même étage, même si tu montes le même nombres de marches… bref, de quoi se perdre quand on débarque.
Sauf que d’habitude cette visite est organisée dans les deux semaines suivant l’arrivée des nouveaux. Une vague de nouveaux est arrivée en septembre et une nouvelle vague début avril. Moi, je suis arrivée en décembre du coup, on m’a gentiment raccroché au wagon des arrivants d’avril. Mais depuis 4 mois et demi que je travail là, je commence quand même à bien connaître les méandres de la pref… enfin, c’est une « formation » obligatoire et ça me fait passer deux jours de moins au bureau, ce qui ne me dérange pas le moins du monde !
Toutefois, ma chef ne l’entendait pas vraiment de cette oreille et a tiré la tronche quand je lui ai annoncé ce matin que je ne serai pas là pour deux jours… ce qui la chagrine surtout, c’est qu’elle risque de devoir aller à la réunion sécurité routière mensuelle qu’elle me refile systématiquement. Mais je fais confiance à sa ruse pour trouvée une excuse derrière les fagots qui lui permettra de ne pas y assister.
En tout cas, moi qui pensais que j’allais pouvoir me reposer aujourd’hui en glandant sur mon fauteuil de ministre, ben non ! J’ai dû rester toute la journée debout, coup de grâce pour mes lombaires qui avaient déjà tant donné ce week-end.

vous dites ?